blés à voir, non pour leur dégradation, mais pourleur nudité', leur mesquinerie et pour leur mal-propreté. Croirait-on que ce cbâteau , dont l’en-semble et la disposition coûtèrent des sommes siénormes à Tavernier, est offert maintenant à vil prixpar le gouvernement vaudois, auquel il appartient,et que nul acquéreur ne vient se présenter? Cen’est guère étonnant : sa valeur actuelle est réduiteà bien peu de chose en raison du petit nombrede locataires, la plupart ouvriers, qui habitent leschambres de l’édifice. Les baillis d’Aubonne occu-pèrent cë château environ quinze ou seize ans aprèsle départ de Tavernier, qui, entraîné dans desavances considérables pour son neveu, se vit forcéd’abandonner sa terre à ses créanciers, victimed’une confiance aveugle et de sa trop grande géné-rosité.
L’église d’Aubonne est au-dessous et près duchâteau. Je vis dans le fond du chœur l’épitaphe,en lettres d’or (i), du célèbre Duquesne, dont le
(i) Cette épitaphe, gravée sur du marbre noir, commenceainsi :
Çiste gradum viator.
Hic conditurcor
invicti herois