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France d’avoir refusé un peu de terre pour couvrirles restes de ce grand homme, et finit par ces pa-roles mémorables : « Interroge la cour, l’armée,« l’Eglise et même l’Europe, l’Asie, l’Afrique et« les deux mers ; dertiande-leur pourquoi on a élevé« ün mausolée superbe au vaillant Ruÿter, et pas« un seul à son vainqueur ! Je vois que par respiect« pour un grand roi tù n’oses rompre lë silence. »Je me prosterne devant les trophées du valeu-reux Duquesne. Mais les reproches amers de sonfils sont-ils bien mérités par la France, ou plutôtpar le souverain de ce pays P On sait que des rai-sons de haute politique empêchèrent Louis XIV,contre son gré, bien assurément, de faire de nou-velles concessions à ces religionnaires turbulens,qui auraient profité des honneurs rendus à un grandhomme de leur parti pour demander, en faveur deleur culte, des prérogatives dont l’effet aurait étésans doute et de ranimer les discordes et de trou-bler l’Etat. Gémissons néanmoins que les maux in-calculables des chefs de la Réforme aient produit,par leur conséquence, une nécessité si douloureusepour un grand monarque, dont le génie savait ap-précier toutes les illustrations de son règne. O mer-veilleux Luther! ô admirable Calvin ! que la France