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Tome premier.
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et l'Europe vous sont redevables de vos chefs-d’œuvre, et qu elles doivent se louer du re'sultat devos immenses bienfaits!

Je ne puis m’empêcher de rapporter ici, maigre'leurs droits à la censure catholique, les paroles in-génieuses de la femme de Duquesne. Ce dernieravait rendu compte au roi de ses opérations mili-taires. Louis XIY, satisfait, lui en témoigne toutesa gratitude, et lui exprime avec chagrin ses regretsde ne pouvoir le récompenser autant qu'il le méri-tait, mais que sa religion seule y apportait obstacle.Duquesne, de retour chez lui, raconte à son épousel’entretien qu’il avait eu à Versailles avec le roi, etajoute l’observation de ce monarque. — « Il fallaitlui répondre, s’écria-t-elle vivement : Oui, sire, jesuis protestant ; mais mes services sont catholi-ques. » — Çn ne saurait sans doute avoir plus d’es-prit dans le mouvement d’un beau zèle patriotique,inspiré par la piété conjugale. Mais cette répliquede la femme de Duquesne trouve naturellement saréponse dans les observations que je viens de mepermettre un peu plus haut.

La vie glorieuse de Duquesne, l’honneur de notremarine, me fait perdre de vue, sans que je m’enaperçoive , le lieu qui rcnferiîie les dépouilles de