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çaise. Tout ce domaine était autrefois la propriétéde Joseph Napoléon (i) ; mais ce prince n’y a résidéque huit mois. Le château peut valoir cinq centmille francs, d’après ce que m’a dit le gardien dela maison. Voltaire habita Prangins depuis la fin dél’année 1754 jusqu’au mois de mars 1755, commeon le voit par sa correspondance. Il se plaisait beau-coup dans ce hameau (2).
Arrivé à Nyôn ( 3 ), je demandai à voir les anti-quités de cette ville. Mais on me répondit qu ellesavaient été transportées en partie à Genève ou ail-leurs : les magistrats du lieu ont permis en effet, soitpar insouciance, soit par faiblesse, que des chosesinfiniment pi'écieuses fussent enlevées de leur villepour aller enrichir quelques cités voisines ou étran-gères. Parmi le grand nombre de médailles décou-vertes à Nyon, il y en avait une en or de l’infâmeNéron, une autre également en or de Théodose leJeune, une troisièmej de même métal, de Libius
(x) Voyez, pages 162 et i 63 .
(2) La première lettre de Voltaire, datée de Prangins,est du 19 décembre 1754; et la dernière, datée du mêmelieu, est du 27 février 1755.
( 3 ) Voyez pages 161 et 162, avec la note de la premièrepage (161).