très-petits; ils portaient l’empreinte d’une lyre, sym-bole de son amour pour la musique, et l’on y voyaiten le'gende sa fameuse devise : P^ilarn impmdere,vero (consacrer sa vie à la vérité) (i). Quant au stylede ses lettres, Rousseau a cru devoir se juger lui-même en avouant son peu d’aptitude pour le genreépistolaire : « Je réussis mieux, dit-il, aux ouvrages« qui demandent (2) du travail qu’à ceux qui veu-« lent être faits avec une certaine légèreté, comme« les lettres; genre dont je n’ai jamais pu prendre le« ton, et dont l’occupation me met au supplice. Je« n’écris point de lettres sur les moindres sujets« qui ne me coûtent des heures de fatigue; ou si je« veux écrire de suite ce qui me vient, je 11e sais ni« commencer ni finir; ma lettre est un long et con-« fus verbiage; à peine m’entend- on quand on la
« lit ( 3 ). »
L’une des pièces les plus curieuses dé la collec-tion de M. Coindet est une lettre du père de Rous-
( 1 ) Voyez une note sur la devise de Jean-Jacques, p. 35iet 352.
( 2 ) Il avait mis veulent au lieu de demandent ; mais il aeffacé le premier mot pour y mettre le second.
(3) Page 58 du manuscrit original de ses Mémoires,livre ni (premier cahier).