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seau à M me de Warens : le vieux horloger de Ge-nève s’y montre peu satisfait de voir son fils, lestudieux Jean-Jacques, perdre son temps à s’oc-cuper de littérature ; il y a dans son humeur contrele jeune fugitif une certaine énergie de langage etune fierté de sentimens qui annoncent une volontéferme et le désir d’être obéi par son fils.
Voici quelques fragmens d’une lettre écrite parJ.-J. Rousseau à M. François Coindet, oncle dudocteur actuel, et qui n’est pas la moins intéres-sante de la collection de ce dernier ; elle est datéede Motiers, 27 avril 1765 :
« Je devrais, mon cher Coindet, vous écrire sou-« vent, ne fût-ce que pour vous remercier. Mais« acceptez, je vous prie, la bonne volonté pour l’ef-« fet; car, en ce moment, eussé-je dix mains et dix« secrétaires, je ne suffirais pas à tout ce qu’on me« force d’écrire.»
« Vous aurez su que je portais autrefois l’hono-« rable surnom du citoyen par excellence, lorsque« je l’avais beaucoup moins mérité qu’aujourd’hui.« Vous pouvez voir, par la couronne civique dont« j’ai entouré ma devise, à la tête de mon dernier« ouvrage , quelle justice je sens m’être due à cet