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Tome premier.
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3a LIVRE I, CHAPITRE 4-

vail accumulé; d’où, par une seconde conséquencetoute aussi fausse, le travail est la seule mesure desrichesses ou des valeurs produites.

On voit que ce système est l’opposé de celui deséconomistes du dix-huitième- siècle, qui prétendaientau contraire que le travail ne produit aucune valeursans consommer une valeur équivalente ; que pra -Conséquent il ne laisse aucun excédant, aucun pro-duit net, et que la terre seule, fournissant gratuite-ment une valeur, peut seule donner un produit net.Il y a du système dans Tune et l’autre thèse; je nele fais remarquer que pour qu’on se mette en gardecontre les conséquences dangereuses qu’on peut tirerd’une première erreur (i), et pour ramener la scienceà la simple observation des faits. Or les faits nousmontrent que les valeurs produites sont dues à l’ac-tion et au concours de l’industrie, des capitaux (a) et

(î) On sait qu’entre autres conséquences dangereuses queles économistes ont tirées de leurs systèmes, est celle de rem-placer tous les impôts par un impôt unique sur les terres ,assurés qu’ils étaient que cet impôt atteindrait toutes les va-leurs produites. Par un motif contraire , et en conséquencede cette partie systématique de Smith , on pourrait, et toutaussi injustement, décharger de toute contribution les pro-fils nets des fonds de terre , dans la persuasion qu’ils neprésentent rien de gratuit.

(2) De même que Smith a méconnu le pouvoir productifdes agens naturels, il a méconnu celui des valeurs capitales,