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Tome premier.
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44 LIVRE I, CHAPITRE 6.

parente ; par quels mélanges , par quels degrés dechaleur, on pouvait obtenir ce produit. Il a fallu con-naître la meilleure forme à donner aux fourneaux. Lacharpente seule qui couvre une verrerie , est le ré-sultat des connaissances les plus relevées sur la forcedes bois et sur les moyens de l’employer avec avan-tage.

Ces connaissances ne suffisaient pas. Elles pouvaientn’exister que dans la mémoire de quelques personnesou dans les livres. Il a fallu qu’un manufacturier vîntavec les moyens demies mettre en pratique. Il a com-mencé par s’instruire de ce qu’on savait sur cettebranche d’industrie ; il a rassemblé des capitaux , desconstructeurs, des ouvriers, et il a assigné à chacunson emploi.

Enfin l’adresse des ouvriers dont les uns ont con-struit l’édifice et les fourneaux, dont les autres ontentretenu le feu , opéré le mélange , soufflé le verre,l’ont coupé, étendu, assorti, posé; cette adresse,dis-je, a completté l’ouvrage; et l’utilité, la beautédu produit qui en est résulté, passe tout ce que pour-raient imaginer des hommes qui ne connaîtraientpoint encore cet admirable présent de l’industrie hu-maine.

Il convient d’observer que les connaissances dusavant,si nécessaires au développement de l’industrie,circulent assez facilement d’une nation chez les autres.Les savans eux-mêmes sont intéressés à les répandre ;