Il y avait eu un excédant de valeur produite ; cet excé-dant a été détruit. Les choses sont restées au mêmepoint.
Par une troisième supposition, les mille écus ontservi à acheter des meubles, du linge, de l’argenterie.Point encore de diminution dans le capital productifde la nation ; mais aussi point d’accroissement. Il n’ya de plus, dans cette supposition, que les jouissancesadditionnelles que procurent au cultivateur et à safamille le supplément de mobilier qu’ils ont acquis.
Enfin par une quatrième supposition, qui est ladernière, le cultivateur ajoute à son capital productifles mille écus qu’il a épargnés, c’est-à-dire, les réem-ployé productiyement selon les besoins de sa ferme ;il achète quelques bestiaux, nourrit un plus grandnombre d’ouvriers, et il en résulte , au bout de l’an-née , un produit qui rétablit avec profit l’entière va-leur des mille écus, de manière qu’ils peuvent servirl’année suivante, et perpétuellement, à donner chaqueannée un nouveau produit.
C’est alors, et seulement alors , que le capital pro-ductif de la société est véritablement augmenté de lavaleur de cette somme.
Il est bien essentiel qu’on remarque, que de ma-nière ou d’autre, soit qu’on dépense improductive-ment une épargne, soit qu’on la dépense productive-ment, elle est toujours dépensée et consommée; etceci détruit une opinion bien fausse, quoique bien