ÏOO LIVRE I, CHAPITRE II.
tive. L’accumulation des capitaux, présentée sous sesvéritables traits, ne présente rien d’odieux : on verratout-à-l’heure qu’elle est suivie des plus heureux effets.
La nature des besoins de chaque nation, sa positiongéographique , et le génie de ses habitans , détermi-nent communément la forme sous laquelle s’amassentses capitaux. La plus grande partie des accumulationsd’une société naissante, consiste en constructions , enoutils d’agriculture , en bestiaux, en améliorationsde son fonds de terre ; la plupart de celles d’une nationmanufacturière, consiste en matières brutes, ou quisont dans un état plus ou moins ouvré, entre les mains' de ses fabricant. Ses capitaux se composent encore desusines et des machines propres à façonner les produits.
. Chez une nation principalement commerçante , laplus grande partie des capitaux accumulés est enmarchandises brutes ou manufacturées que les négo-cians ont achetées et qu’ils se proposent de revendre.
Une nation qui cultive à la fois l’industrie agricole,l’industrie manufacturière, et l’industrie commerciale,voit son capital composé de produits de toutes cesdifférentes sortes, de cette masse de provisions de toutgenre que nous voyons actuellement entre les mainsdes peuples policés, et qui, employés avec intelli-gence , sont perpétuellement entretenus et mêmeaugmentés malgré l’immense consommation qui s’enfait, pourvu que l’industrie de ces peuples produiseplus que leur consommation ne détruit.