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Tome premier.
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* 7 *: LIVRE I, CHAPITRE 17.

geux des forces de la nature, et le comble de la dé-mence est de lutter contre elles, car c’est employernos peines à détruire une partie des forces qu’ellevoudrait nous prêter.

On dit encore qu’il vaut mieux payer plus cher unproduit, lorsque son prix ne sort pas du pays, quede le payer moins cher lorsqu’il faut l’acheter au de-hors. Je suis forcé, pour répondre à cet argument,de l’envoyer à la partie de cet ouvrage qui développele phénomène de la consommation. On y verra que,quoique le prix dont on achète une chose ne sortepas du pays, le produit qui fournit le prix qu’onpaye pour l’acheter, est une valeur aussi complet-tement sacrifiée que si elle allait au dehors (i).

Je ne présume pas qu’un gouvernement quelcon-que veuille objecter ici que le profit résultant d’unemeilleure production lui est indifférent, puisqu’ildevient le partage des particuliers ; les plus mauvais

(1) On y erra également plus loin, dans ce même Chapitre,que les valeurs envoyées au dehors donnent à l’industrieintérieure précisément le même encouragement que si ellesétaient consommées dans l’intérieur. Dans l’exemple qui nousoccupe, je suppose qu’on eût planté et recueilli du vin aulieu de sucre de betteraves ou d’indigo de pastel, on eûtpar-là encouragé au même degré l’industrie agricole et inté-rieure ; mais comme 011 aurait sollicité un produit plusanalogue au climat , avec la quantité de vin produite , onaurait obtenu par le commerce, fût-ce même par l’intenné-