DE I.A. PRODUCTION DES RICHESSES.
datent à peu près de la même époque que l’établisse-sement des impôts permanens. Auparavant les roisn’avaient pas d’intérêt à accroître la valeur intrinsèquedes pièces qu’ils frappaient.
On se tromperait si l’on supposait que dans l’exé-cution , ces nombreuses variations dans la quantité demétal fin contenue dans les monnaies, fussent aussisimples, aussi claires que je les présente ici pour lacommodité du lecteur. Quelquefois l’altération n’étaitpas avouée , et on la cachait le plus long-temps qu’onpouvait; de là le jargon barbare adopté dans ce genrede manufacture (i). D’autres fois on altérait uneespèce de monnaie et l’on ne changeait rien aux au-tres ; à la même époque, la livre représentée par decertaines pièces de monnaie contenait plus d’argentfin que la livre représentée par d’autres pièces. Enfinpresque toujours , pour rendre la matière plus ob-
reur , pour recevoir davantage, en fit fabriquer qui pesaientjusqu’à 2 livres (24 onces). Le vertueux Alexandre-Sévère,animé par des motifs opposés , les réduisit de beaucoup.
( 1 ) Philippe de Valois, dans le mandement qu’il adressaaux officiers des monnaies en i55o, leur ordonne le secretsur l’affaiblissement des monnaies , et le leur fait jurer surl’évangile , afin que les marchands y soient trompés. « Faites» savoir aux marchands , dit-il , le cours du marc d’or de la» bonne manière; en sorte qu’ils ne s’aperçoivent qu’il y a» mutation de pied. » On voit, sous le roi Jean , plusieursexemples semblables. Le Biakc , Traité historique des Mon-naies , page a5i.
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