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Tome premier.
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DE LA PRODUCTION DES RICHESSES. 33f)

vèrent pas moins appauvris que les marchands ; ce quifesait, ajoute l’historien, que le roi n’était pas dutout airné.

J’ai puisé mes exemples dans les monnaies fran-çaises ; les mêmes altérations ont eu lieu chez presquetous les peuples anciens et modernes. Les gouverne-mens populaires n’ont pas agi mieux que les autres.Les Romains, dans les plus belles époques de leurliberté, firent banqueroute en changeant la valeurintrinsèque de leurs monnaies. Dans la première guerrepunique, l’ntj qui devait être de douze onces de cui-vre, n’en pesa plus que deux; et dans la seconde il nefut plus que d’une (i).

La Pensylvaftie qui, bien que ce fût avant la guerred’Amérique, agissait en cela comme état indépendant,ordonna en 1722 qu’une livré sterling passerait pour1 liv. 5 sous sterling (2); et les États-Unis, la Francemême, après s’être déclarés républiques, ont depuisfait pis encore.

« Si l’on voulait, dit Steuart, entrer dans le détail» de tous les artifices inventés pour brouiller les idées» des nations relativement aux monnaies, dans le but» de déguiser ou de faire paraître utiles, justes ou» raisonnables , les altérations qu’en ont faites pres-» que tous les princes, on en composerait un gros

(1) Montesquieu , Esprit des Lois, Liv. XXII, ch. 11.

( 2 ) Smith, Rich, des Nat. Liv. II, ehap. 2 .