DE LA PRODUCTION DES RICHESSES.
Ces associations, afin d’accroître la masse de leurscapitaux et de leurs affaires, émettent pour l’ordi-naire des billets de confiance, ou promesses de payerà vue au porteur la quantité d’or ou d’argent stipuléedans le billet. Le gage de ces billets existe dans leurportefeuille en effets de commerce, souscrits par desparticuliers solvables, puisque l’association n’a donnéses billets que pour escompter, ou, si l’on veut, ache-ter ces effets.
Quand les effets des particuliers sont à terme, ilsne peuvent à la vérité servir au remboursement desbillets qui sont payables à vue ; aussi les banques decirculation, lorsqu’elles sont bien conduites, n’avan-cent-elles de l’argent, ou leurs billets payables à vueen argent, que contre des effets à très-courtes échéan-ces , et elles gardent toujours en caisse une sommeconsidérable en espèces ; un tiers, par exemple, oumême une moitié du montant de leurs billets en émis-sion ; encore malgré cette précaution sont-elles quel-quefois embarrassées lorsqu’un défaut de confiancedans leur solvabilité, ou un événement quelconque,précipitent les porteurs de billets à la caisse pour yrecevoir leur remboursement. Il est arrivé à la banquede Londres, en pareil cas, de faire ramasser tout au-tant de petites pièces d’argent (six pence) qu’elle apu en trouver, afin que la longueur excessive despayemens exécutés en petite monnaie, lui laissât letemps d’attendre l’échéance d’une partie des effets