DE LA IMÏODCCTIOX DES RICHESSES. /| ' 1
questions au nombre des plus belles démonstrationsde Smith ; mais elles n’ont pas été entendues de toutle monde. Je vais faire mes efforts pour les rendreusuelles.
Les besoins d’une nation réclament une certainequantité de chaque sorte de marchandise, quantitédéterminée par l’état actuel d’avancement de cette na-tion. Les marchandises qui dans chaque genre excè-dent ces besoins, ou ne se produisent pas, ou, quandelles se produisent, leur valeur décline ; elles vontchercher ailleurs des acquéreurs plus disposés à ymettre le prix ; elles sortent du pays.
Il en est de la monnaie comme de toutes les au-tres marchandises : elle est un agent commode, et parconséquent employé dans tous les échanges ; mais lebesoin qu’on en a dépend de l’étendue et de l’activitédes échanges qui se font en chaque pays. Une foisqu’on a le numéraire suffisant pour opérer toutes lescirculations de denrées qui sont à faire, le surplusn’arrive pas, ou s’il arrive , il repart et cherche à seplacer partout où son prix est meilleur, où son uti-lité se fait sentir davantage. Personne, ou presquepersonne , ne garde dans sa bourse ou dans sa caisseune somme supérieure aux besoins journaliers de soncommerce ou de sa consommation (x). Tout ce qui
(1) Il n’est nullement question ici de l’argent enfoui, dontil ne faut pas plus s’occuper que de celui qui est encore dansla mine.