4lO LIVRE I, CHAPITRE 22.
payera pour lui, s’il lui survient un payement acci-dentel à faire.
Une banque de circulation produit ce bien, que lasomme qu’elle garde en caisse pour subvenir aux be-soins courans est moins forte que les sommes réuniesque seraient obligés de garder tous ceux pour quielle paye. C’est une économie de capitaux.
Les billets de banque ou de confiance, payables àbureau ouvert et ayant cours de monnaie, exerçantune grande influence sur la richesse nationale , etayant donné naissance à de graves erreurs qui se re-trouvent dans beaucoup d’ouvrages estimables d’ail-leurs , leur nature et leurs effets méritent d’être exa-minés ici avec beaucoup de soin.
Je rappelle avant tout que je n’entends parler icique des billets auxquels la confiance seule donnecours , et qu’on peut aller réaliser en argent dès l’ins-tant où l’on juge dangereux de les garder.
On conviendra qu’il n’est pas moins curieux qu’im-portant de savoir si des billets, des papiers sans valeurintrinsèque , ajoutent quelque chose à la masse desrichessses sociales ; et dans le cas où ils y ajoutentquelque chose, quel est le terme où s’arrête cet effet;car s’il n’avait point de terme, on sent qu’il n’y auraitpoint de bornes aux richesses qu’un état pourraitacquérir en très-peu de temps au moyen de quelquesrames de papier. Il faut mettre la solution de ces