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tIVEE I, CHAPITRE 22,ger, à chaque instant, contre de la monnaie. Je dissans peine, à chaque instant, car autrement on pré-férerait de la monnaie , puisque celle - ci a , sansqu’on se donne aucune peine pour cela, et à tous lesinstans, valeur de monnaie. Or ces conditions sup-posent, non-seulement qu’il y a toujours en caissedes valeurs, en effets ou en argent, suffisantes pouracquitter tous les billets qui peuvent se présenter,mais que la caisse est à portée du porteur de billets.Or, dans un pays un peu vaste, et où les billets se-raient répandus au point de former la moitié de lamonnaie nécessaire aux transactions , il faudrait bienmultiplier les caisses de payement, pour que chaqueporteur de billets en trouvât toujours une à sa portée.
Néanmoins, supposons la chose possible ; et admet-tant que des billets de confiance peuvent remplacerune moitié du numéraire que réclame la circulation,cherchons à évaluer l’importance de cette augmenta-tion par rapport au capital national.
Nul auteur de poids n’a évalué le numéraire néces-saire à la circulation à plus d’un cinquième des pro-duits annuels ordinaires d’une nation, et suivant lescalculs de quelques-uns, il ne va pas à un trentième ;c’est donc l’estimer au plus haut, que de le porter aucinquième des produits annuels, et, quant à moi, jecrois cette évaluation fort au-dessus de la vérité.Admettons-la pourtant. Alors un pays qui aurait pour20 millions de produits annuels, n’aurait que 4 mil-