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lions de numéraire. En supposant donc que la moitiéde ce numéraire, ou i millions, pussent être rem-placés par des billets de confiance, et employés enaccroissement du capital national, ils n’accroîtraient,une fois pour toutes, ce capital que d’une valeurégale aux deux vingtièmes, soit au dixième des pro-duits d’une année.
Les produits annuels seraient peut-être à leur tourévalués bien haut, si on les portait au dixième de lavaleur du capital productif national ; je les estimeainsi dans la supposition que les capitaux productifsrapportent, l’un dans l’autre,, cinq pour cent, et l’in-dustrie qu’ils tiennent en activité, autant. Si les billetsde confiance ont fourni un secours égal au dixièmedu produit annuel, ils n’ont donc accru le capital na-tional productif que d’un centième , en évaluant cesecours au plus haut.
Quoique l’émission possible de billets de confianceprocure, comme on voit dans un pays passablementriche, un accroissement de capital national fort infé-rieur à ce qu’on s’est plu à le représenter en mainteoccasion, cet accroissement n’en est pas moins extrê-mement précieux, puisqu’à moins d'une productionbien active comme en Angleterre , ou d’un espritd’épargne bien général et bien soutenu, comme enHollande, ce n’est jamais qu’une petite partie de sesrevenus qu’une nation, même qui prospère , parvientà soustraire à sa consommation improductive , pour