425. LIVRE I, CHAPITRE 22.
• Le même inconvénient se pre'sente lorsqu’une ban-que fait au gouvernement des avances perpétuellesou même à long terme. C'est ce qui a causé la ban-'queroute de la banque d’Angleterre. Sa créance surle gouvernement n’étant pas exigible, elle n’a pu ac-quitter les billets qui ont servi à faire cette avance.
/ Ses billets n’ont plus été des billets de confiance; ils
ont eu un cours forcé. Le gouvernement ne pou-vant lui fournir les moyens de les payer, l’en a dis-pensée (i).
Toute banque émettant des billets de confiance, sielle est bien administrée et hors des atteintes du pou-
(i) Thornlon, dans un écrit dont le but est de justifiercette suspension des payemens de la banque d’Angleterre ,attaque les principes de Smith. Iî dit que la demande exces-sive de remboursemens de billets qui détermina la suspen-sion , était causée , non par une trop grande émission , maisau contraire par.le retirement d’une partie des billets. « Une
* réduction dans la niasse des billets circulans, dit cet auteur,produit des faillites ; les faillites répandent la consternation ;
i> et la consternation fait courir à la banque pour avoir des» guinées. » Ce sont des conséquences forcées, mises en avantpour soutenir un paradoxe. Quand un papier de confiance achassé d’un pays une trop grande quantité de monnaie mé-tallique, et que la confiance en ce papier vient à manquer ,il y a de grands embarras sans doute , parce que l’agent dela circulation ne suffit plus aux besoins de la circulation ;mais s'imaginer qu’on peut réparer ce manquement en mul-tipliant un agent de circulation qui n’inspire plus de con.-