4‘i8 LIVRÉ I, CHAPITRÉ 22.
quoique frauduleusement, ses dettes, tire de cettecirconstance même une sorte de valeur. Dans leséchangés libres qu’on en fait, on ne consentira pas kdonner pour rien une monnaie sans valeur intrinsèquek la vérité,mais qui peut servir k mille personnes ks’acquitter d’une valeur réelle qu’elles doivent ; etcette faculté' peut avoir un effet très-prolongé, commedans les baux k longs termes. Le papier-monnaie sertencore k acquitter une dette qui se renouvelle perpé-tuellement, c'cst-k-dire les contributions publiques.Enfin on défend souvent, sous les peines les plusgraves, l’usage de la monnaie métallique, ou mêmede toute autre espèce de monnaie. Le besoin absolude monnaie dans une société civilisée, donne alorsau papier-monnaie une partie de la valeur que l’utilitéde servir de monnaie, ajoute, suivant ce que nousavons vu ( §• 3 du Chap. précédent) au métal lui-même. Enfin on ordonne aux producteurs de ne pointrefuser une telle quantité de denrées, en échanged’une telle quantité de papier - monnaie ; ce qui, kla vérité, fait cesser presque entièrement plusieurssortes de productions, mais ce qui donne au papier-monnaie une partie de la valeur des produits déjàexistans.
Les peuples qui ont été forcés de livrer des guerressans avoir pu amasser d’avance les capitaux nécessairespour les soutenir, et sans avoir encore assez de créditpour s’en procurer par la voie des emprunts, ont