I)E I.A DISTRIBUTION DES RICHESSES. 39
nation qui achète perd précisément autant. Il n existepas en vertu d’une telle hausse , plus de richessesdans le monde, car il faudrait pour cela qu’il y euteu quelque nouvelle utilité produite à laquelle on eûtmis un prix. Dès lors il faut bien que l’un perde ceque l’autre gagne. C’est aussi ce qui arrive, dans touteespece d agiotage fondé sur les variations des valeursentre elles.
Quand une gelée tardive fait craindre une mauvaiserécolte pour les vignes, les vins anciennement pro-duits éprouvent une hausse qui les porte au-dessusde leur prix naturel ou de leurs frais de production.Le possesseur des vins en fait son profit, mais ceprofit est une perte pour le consommateur qui payecette portion de la denrée au-delà de son prix naturel.
les richesses privées, sur ce que l'accumulation des capitaux .qui est favorable aux richesses des particuliers , est funeste ala richesse nationale , en nuisant à la consommation quiencourage l’industrie. Son erreur vient de ce qu’il s’imaginefaussement, avec beaucoup d’autres, qu’un capital accumuléest soustrait à la consommation ; tandis qu’au contraire ilest consommé , mais reproductivement , et qu il procureainsi le moyen de recommencer à perpétuité des achats quin’auraient eu lieu qu’une fois, s’il eût été consommé impro-ductivement ( Voyez le Livre III de cet ouvrage-ci). C’estainsi qu’un seul principe établi fait crouler tout un livre ;celui-là porte sur une fausse base, et embrouille les idées aulieu de les éclaircir.