DE LA. DISTRIBUTION DES RICHESSES. f\ r
Jusqu’à présent, en parlant de la hausse ou de labaisse d’une marchandise, quoique j’aie exprimé sonprix en argent, je ne me suis nullement inquiété dela valeur de l’argent ; et en effet elle ne joue aucunrôle dans la hausse ou la baisse réelle , ni même dans lahausse ou la baisse relative entre elles des autres mar-chandises. On n’achète au fond un produit qu’avec unautre produit, même lorsqu’on le paye en argent.Quand la laine double de prix, on la paye avec unequantité double de toute autre marchandise, soit quel’échange se fasse directement, soit qu’on y emploiel’argent comme intermédiaire. Un boulanger qui pou-vait acquérir une livre de laine au prix de six livresde pain qu’il vendait un franc, sera obligé d’en sacri-fier douze pour obtenir les deux francs dont il payerala laine.
Maintenant s’il nous convient de comparer ensemble,non les valeur des bas, du sucre, de la viande , de lalaine, du pain, entre elles, mais la valeur d’une deces denrées avec celle de l’argent lui-même , nousverrons que l’argent, comme toutes les autres mar-chandises, a pu subir, et a subi en effet une variationréelle par rapport à ses frais de production , et unevariation relative par rapport à la valeur des autresmarchandises.
dra où la Méditerranée ne sera plus qu’un vaste lac sillonnéen tous sens par les riches habitans qui peupleront se*
rives.