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Tome second.
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LIVRE II, CHAPITRE ’j.

» vrait gagner seule les profits île vingt autres (i). »Or, dans beaucoup d’emplois, on est loin d’être payésuivant ce taux. Le même auteur croit que quelquebien payés que soient les avocats de réputation, sil’on computait tout ce qui est gagné par tous les avo-cats d’une grande ville, et tout ce qui est dépensépar eux, on trouverait la somme du gain de beaucoupinférieure à celle de la dépense. Si dans cette profes-sion les travailleurs subsistent, c’est donc aux dépensde quelque autre revenu qu’ils ont d’ailleurs.

Est-il nécessaire de faire remarquer que ces diversescauses de différences dans les salaires , peuvent agirdans un même sens ou dans un sens opposé? Quedans le même sens 1 effet en est rendu plus sensible ;et que, dans un sens opposé, l’action de l’une combatcelle de l’autre ? Il est suffisamment clair, par exem-ple , que l’agrément d’une profession peut balancerl’incertitude de ses produits; et que dans celles qui nefournissent pas une occupation suivie, si cette occu-pation est par dessus cela dangereuse, il y a doublecause d’augmentation de salaire.

Enfin la cinquième, et peut-etre la principale causede l’augmentation des profits industriels en général,est le degré d’habilete qu ils supposent.

Quand l’babileté necessaire pour exercer une in-dustrie , soit en chef, soit en sous-ordre , ne peut être

Q) Rie h. des Nat, Liv. I, ch. 10.