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LIVRE H, CHAPITRE *].
Voilà pourquoi tous les emplois de temps et defacultés qui demandent qu’on ait reçu une éducationlibérale , sont mieux récompensés que ceux où labonne éducation n’est pas nécessaire. Cette qualité estun capital dont on doit retirer les intérêts, indépen-damment des profits ordinaires de l’industrie.
S’il y a des faits qui paraissent contraires à ce prin-cipe , on peut les expliquer : les prêtres sont peupayés (i); cependant lorsqu’une religion repose surdes dogmes très - compliqués, sur des histoires très-obscures , on ne peut exercer le ministère religieux ,sans de longues etudes et des exercices multipliés ; orces études, ces exercices ne peuvent avoir lieu sansl’avance d’un capital ; il semble donc qu’il faudrait,pour que la profession cléricale pût se perpétuer, quele traitement du prêtre payât l’intérêt d’un capital,indépendamment du salaire de sa peine auquel pa-raissent se borner les profits du bas clergé , surtoutdans les pays catholiques. Mais qu’on prenne gardeque c’est la société qui fait l’avance de ce capital, enentretenant et endoctrinant à ses frais, les étudiansen théologie. Alors le peuple, qui a payé le capital,trouve des gens pour exercer cette industrie moyen-nant le simple salaire de leur travail, ou ce qui est
(i) Je n’entends pas parler des gros bénéficiers dont le paye-ment s’élève très-baut, mais par des causes qui tiennent àl’ordre politique.