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Tome second.
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8o LIVÜK II, CHAPITRE 7.

analogue. Il faut donc que, dans cette profession, lesouvriers gagnent un salaire un peu supérieur à leursimple existence ; c’est-à-dire qu’ils gagnent de quois’entretenir, et, de plus, de quoi élever leurs enfans.

Si le salaire des ouvriers les plus grossiers ne leurpermettait pas d’entretenir une famille et d’élever desenfans, le nombre de ces ouvriers ne serait pas tenuau complet. La demande de leur travail deviendraitsupérieure à la quantité de ce travail qui pourrait êtremise en circulation ; le taux de leur salaire hausserait,jusqu’à ce que cette classe fût de nouveau en étatd’élever des enfans en nombre suffisant pour satisfaireà la quantité de travail demandée.

C’est ce qui arriverait si beaucoup d’ouvriers ne semariaient pas. Un homme qui n a ni femme ni enfans,peut fournir son travail à meilleur marché qu’un autrequi est époux et père. Si les célibataires se multi-pliaient dans la classe ouvrière, non-seulement ils necontribueraient point à recruter la classe , mais ilsempêcheraient que d’autres pussent la recruter. Unediminution passagère dans le prix de la main-d’œuvreen raison de ce que l’ouvrier célibataire pourraittravailler à meilleur marché, serait bientôt suivied’une augmentation plus forte , en raison de ce que lenombre des ouvriers déclinerait. Ainsi quand mêmeil ne conviendrait pas aux chefs d’entreprises d’em-ployer des ouvriers mariés parce qu’ils sont plusrangés, cela leur conviendrait, dût-il leur en coûter