DF. LA. DISTRIBUTION DES RICHESSES. 8l
un peu plus, pour éviter de plus grands frais de main-d’œuvre qui ne tarderaient pas à retomber sur eux.
Ce n’est pas que chaque profession, prise en parti-culier, se recrute régulièrement des enfans qui pren-nent naissance dans son sein. Les enfans passent del’une dans 1 autre , principalement des professionsrurales aux professions analogues dans les villes,parce que les enfans s’élèvent à moins de frais dansles campagnes ; j’ai seulement voulu dire que la classedes manouvriers les plus simples, retire nécessaire-ment, dans les produits auxquels son travail concourt,une portion suffisante non-seulement pour exister,mais encore pour se recruter.
Quand un pays décline, quand il s’y trouve moinsde moyens de production , moins de lumières , d’acti-vite ou de capitaux, alors la demande des travauxgrossiers diminue par degrés ; les salaires tombentau-dessous du taux nécessaire pour que la classe ma-Uouvrière se perpétue ; elle décroît en nombre , et lesélèves des autres classes , dont les travaux diminuentdans la même proportion, refluent dans les classesimmédiatement inférieures. Quand la prospérité aug-mente , au contraire , les classes inférieures nùn-seu-lement se recrutent avec facilité elles-mêmes, maisfournissent aux classes immédiatement supérieures denouveaux élèves, dont quelques-uns plus heureux etdoués de quelques qualités plus brillantes, prennentu n vol encore plus hardi,ii.
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