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Tome second.
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104 LIVRE II, CHAPITRE 8.

le fasse, surtout si l’on a de son exactitude une ex-périence un peu longue. En effet pour qu’il ait ac-quitté exactement ses dettes, il a fallu , ou qu’il aittoujours eu entre ses mains des valeurs suffisantespour y faire face : c’est le cas d’un homme qui a plusde propriétés que de dettes ; ce qui est un fort bonmotif pour lui accorder de la confiance ; ou bien ila fallu qu’il ait toujours si bien pris ses mesures etfait des spéculations tellement sûres, que ses rentréesn aient jamais manqué d’arriver avant ses échéances :or cette habileté, cette prudence, sont encore de fortbons garans pour l’avenir.

On emprunte quelquefois, non pour faire valoir lavaleur empruntée, mais pour la dépenser stérilement.De tels emprunts doivent toujours être fort suspectsau prêteur; car une dépense stérile ne fournit à l’em-prunteur ni de quoi retadre le principal, ni de quoipayer les intérêts. S’il a un revenu sur lequel il puisseassigner la restitution, c’est une manière d'anticipersur ses revenus. Si ce qu’il emprunte ne peut êtreremboursé que sur un capital, un fonds, c’est unemanière de dissiper son fonds. S’il n’a pour rembour-ser, ni fonds, ni revenus, c’est la propriété des autresqu’il dépense ainsi.

(Enfin la bonne administration du pays où résidele débiteur diminue les risques du créancier, et parConséquent la prime d’assurance qu'il es*l oblige dese ménager pour couvrir ses risques. Voilà pourquoi