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Tome second.
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OT LA DISTRIBUTION DES RICHESSES. Io5le taux de l’intérêt hausse toutes les fois que les loiset l’administration ne savent pas garantir l’exécutiondes engagemens. C’est bien pis lorsqu’elles excitentà les violer, comme dans le cas où elles autorisentà ne pas payer, ou elles ne reconnaissent pas la vali-dité des titres contractes de bonne foi.

Les contraintes établies contre les débiteurs insol-vables , ont presque toujours été regardées commecontraires a ceux qui ont besoin d’emprunter : ellesleur sont favorables. On prête plus volontiers, et àmeilleur marche, la ou les droits du prêteur sontplus solidement appuyés par les lois. C’est d’ailleursun encouragement à la formation des capitaux : dansles lieux où l’on ne croit pas pouvoir disposer avecsûreté de son épargne, chacun est fort enclin à con-sommer la totalité de son revenu. Peut-être faut-ilchercher , dans cette considération, l’explication d unphénomène moral assez curieux; c’est cette aviditéde jouissances qui se développe ordinairement avecfureur dans les temps de troubles et de désordres (i).

En parlant de la nécessité des contraintes enversles débiteurs, je ne prétends pas cependant recom-mander les rigueurs de l’emprisonnement : empri-

(i) Voyez la description de la peste de Florence , telle queM. Simonde-Sismondi la donne, d’après Boccace, dans sonexcellente Histoire des républiques d’Italie. On a fait des ob-servations pareilles à plusieurs des époques les plus terriblesde la révolution française.