DE LA DISTRIBUTION DES RICHESSES. I 1 I
On n’exigera pas que j’essaye d’apprécier la forcedes motifs dattachement, de parenté, de générosité,de reconnaissance, qui font quelquefois prêter un ca-pital , ou influent sur l’intérêt qu’on en retire. Chaquelecteur doit évaluer lui-même l’influence des causesmorales sur les lois économiques, les seules qui puis-sent nous occuper ici.
Forcer les capitalistes à ne prêter qu’à un certaintaux, c est taxer la denrée dont ils sont marchands,c est la soumettre a un maximum , c’est ôter de lamasse des capitaux en circulation tous ceux qui nesauraient s accommoder de l’intérêt fixé. Les lois dece genre sont si mauvaises qu'il est heureux quellessoient violées. Elles le sont presque toujours; le be-soin d’emprunter et le besoin de prêter s’entendentpour les éluder, ce qui devient facile en stipulant desavantages qui ne portent pas le nom d 'intérêts, maisqm lie sont au fond qu’une portion des intérêts. Toutl’effet qui en résulte est d’êlever le taux de l’intérêt parl’augmentation de risques auxquels on expose leprêteur.
Ce qu’il y a de piquant, c’est que les gouvernemensqui ont fixé le taux de l’intérêt, ont presque toujoursdonné l’exemple de violer leurs propres lois, et payédans leurs emprunts un intérêt supérieur à l’intérêtlégal.
Il convient que la loi fixe un interet, mais c’estpour les cas seulement ou il est du sans qu’il y ait eu