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Tome second.
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Ii I V R E II, CHAPITRE 8.

pas moins un exemple frappant de la prospérité oùl’on peut atteindre sans cela.

Il est heureux que la perite naturelle des chosesentraîne les capitaux préférablement, non là où ilsferaient les plus gros profits, mais où leur action estle plus profitable à la société. Lés emplois qu’on pré-fère sont en général les plus proches, et d’abordl’amélioration de ses terres, qu’on regarde comme leplus solide de tous ; ensuite les manufactures et lecommerce intérieur ; et, après tout le reste , le com-merce extérieur i le commerce de transport, le com-merce lointain. Le possesseur d’un capital préfère del’employer près de lui plutôt que loin , et d’autantplus qu’il est moins riche. Il le regarde comme tropaventuré lorsqu’il faut le perdre de vue long-temps ,le confiera des mains étrangères , attendre des retourstardifs, et s’exposer à actionner des débiteurs dont lamarche errante ou la législation des autres pays pro-tègent la mauvaise foi. Ce n’est que par l’appât desprivilèges et d’un gain forcé, ou par le découragementoù l’on jette l’industrie dans l’intérieur, qu’on engageune nation dont les capitaux ne sont pas très-abondans,à faire le commerce des Indes ou celui des colonies.