Band 
Tome second.
Seite
121
JPEG-Download
 

DE LA. DISTRIBUTION DUS RICHESSES. 1 2 1

capitaux occupés au commerce de transport de l’etran-ger à l’étranger.

Quand une nation a de vastes capitaux, il est bonqu’elle en applique à toutes ces branches d’industrie ,puisque toutes sont lucratives, à peu près au mêmepoint pour les capitalistes , quoiqu’à des degrés fortdifierens pour la nation. Qu’importe aux terres hollan*daises qui sont dans un état brillant d’entretien et deréparation, qui ne manquent ni de clôtures, ni de dé-bouches ; qu importe aux nations qui n’ont presquepoint de territoire, comme naguère étaient Venise ,Gênes et Hambourg, qu’un grand nombre de capitauxsoient engagés dans le commerce de transport ? Ils nese dirigent vers cet emploi que parce que d’autres neles réclament plus. Mais le même commerce, et engénéral tout commerce extérieur, ne saurait conve-nir à une nation qui manque de capitaux, dont l’agri-culture et les fabriques languissent faute de capitaux.Le gouvernement d’une telle nation ferait une hautesottise en encourageant, avant le temps, ces branchesextérieures d’industrie ; ce serait détourner les capi-taux des emplois les plus propres à grossir le revenunational. Le plus grand empire du monde, celui dontle revenu est le plus considérable, puisqu’il nourritle plus d’habitans, la Chine, laisse faire à peu prèstout son commerce extérieur aux étrangers. Sansdoute , au point où elle est parvenue , elle gagneraità étendre ses relations au dehors ; mais elle n’en est