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Tome second.
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1^4 LIVRE II, CHAPITRE t).

métaux, les différentes pierres, les charbons, latourbe, etc.

La terre, ainsi que nous l’avons déjà vu, n’est pasle seul agent de la nature qui ait un pouvoir pro-ductif; mais c’est le seul, ou à peu près, que l’hommeait pu s’approprier, et dont, par suite, il ait pu s’ap-proprier le bénéfice. L’eau des rivières et de la mer,par la faculté qu’elle a de mettre en mouvement nosmachines, de porter nos bateaux, de nourrir des pois-sons , a bien aussi un pouvoir productif ; le vent quifait aller nos moulins, et jusqu’à la chaleur du soleil,travaillent pour nous ; mais heureusement personnen’a pu dire : Le vent et le soleil m’appartiennent, etle service qu’ils rendent doit m’etre payé. Je ne pré-tends pas insinuer par-là que la terre ne dût pas avoirde propriétaire, plus que le soleil et le vent. Il y aentre ces choses une différence essentielle : l’actiondes dernières est inépuisable ; le service qu’en tireune personne n’empêche pas qu’une autre personnen’en tire un service égal; il n’en est pas de même dela terre : elle est bornée, et chaque espace de terrainne peut donner qu’un profit borné ; il ne le donnemême qu’à certaines époques et au moyen de cer-taines préparations : il ne donnerait rien, ou presquer ‘«n , si ces produits n’étaient excités , protégés, re-cueillis par un propriétaire.

Dans les chapitres qui précèdent nous avons vules profits qui résultent des soins et des Capitaux