j34 1IVRE II, CHAPITRE g.
mier n’ose tenter aucune amélioration importantelorsqu'il risque perpétuellement de voir un successeurprofiter de son imagination, de ses travaux et de sesfrais ; ses ameliorations même augmentent ce risque,car une terre en bon état de réparation, se vend tou-jours plus facilement qu’une autre.
Nulle part les baux ne sont plus respectés qu’enAngleterre ; et en donnant aux fermiers qui ont unbail de 4o shillings ( environ 5o francs ), le droit devoter dans les élections, on a rétabli, jusqu’à un cer-tain point, l’égalité d’influence qui n’existe pointd’ordinaire entre les propriétaires et les fermiers. Cen’est que là qu’on voit des fermiers assez sûrs den’être pas dépossèdes, pour bâtir sur le terrain qu’ilstiennent à loyer. Ces gens-là améliorent les terrescomme si elles étaient à eux , et leurs propriétairessont exactement payés ; ce qui n’arrive pas toujoursailleurs.
Il y a des cultivateurs qui n’ont rien, et auxquelsle propriétaire fournit le capital avec la terre. On lesappelle des métayers. Ils rendent communément aupropriétaire la moitié du produit brut. Ce genre deculture appartient à un état peu avancé de l’agricul-ture et il est le plus défavorable de tous aux amélio-rations des terres; car celui des deux, du proprié-taire ou du fermier, qui ferait l’amélioration à sesfrais , admettrait l’autre à jouir gratuitement de lamoitié de l’intérêt de scs avances. Cette manière d’af-