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Tome second.
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DE T.A DISTRIBUTION DES RICHESSES. 135

fermer était plus usitée dans les temps féodaux quede nos jours. Les seigneurs n’auraient pas voulu fairevaloir par eux-mêmes, et leurs vassaux n’en avaientpas les moyens. Les produits des terres étaient im-portans alors, parce que le seigneur était grand pro-priétaire ; mais ils ne l’étaient pas proportionnellementà l’etendue du terrain. Ce n’était pas la faute de l’artagricole, c’était le défaut de capitaux placés en amen-demens. Le seigneur peu jaloux d’améliorer son fondsdépensait, d’une manière très-noble et très-impro-ductive, un revenu qu’il aurait pu tripler : on fesaitla guerre, on donnait des fêtes, on entretenait unesuite nombreuse. Le peu d’importance du commerceet des manufactures, joint à l’état précaire des agricul-teurs , expliquent pourquoi le gros de la nation étaitmisérable, et pourquoi la nation en corps était peupuissante, indépendamment de toute cause politique.Cinq de nos départemens seraient maintenant en étatde soutenir des entreprises qui écrasaient la Franceentière à cette époque ; mais lès autres états d’Europen’étaient pas mieux.