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Tome second.
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LE la. LISTRIBETIOH LES I\ IC IIESS ES. 1 ijc)

Il me semble qu’on n’a pas tiré de là une consé-quence qui était pourtant bien naturelle ; c’est querien ne peut accroître la population que ce qui favo-rise la production, et que rien ne la peut diminuer,,au moins d une manière permanente, que ce qui atta-que les sources de la production.

Les Romains firent des réglemens sans fin pourreparer les pertes d'hommes que leurs guerres con-tinuelles et lointaines occasionnaient. Les censeursrecommandaient les mariages : des honneurs récoin-pensaient la fécondité. Tout cela ne servait à rien. Ladifficulté n’est pas de faire des enfans, mais de lesentretenir, il fallait créer des produits, au lieu decauser des dévastations. Tant de beaux réglemensn’empêchèrent point, même avant l’invasion des bar-bares, la dépopulation de l’Italie et de la Grèce (i)-

Ce fut tout aussi vainement que Louis XIV, parson édit de 1G66, en faveur du mariage, donna despensions à ceux qui auraient dix enfans, et de plusfortes à ceux qui en auraient douze. Les primes que,sous mille formes diverses, il donnait au désœuvre-ment et à l’inutilité, fcsaieut bien plus de tort à lapapulation, que ces faibles encouragemens ne pou-vaient lui faire de bien.

On répète tous les jours que le nouveau monde a

(i) Voyez Tite-Live, Liv. VI. Plutarque, Gïuvres mo-rales , Des Oracles qui ont cessé. Strabon , Liv. VII.