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Tome second.
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11>4 LIVRE 11, CHAPITRE II.

une population proportionnellement bien plus forte.C’est ce qu’on voit dans plusieurs petits états dont leterritoire seul ne suffirait pas à nourrir un des fau-bourgs de leur capitale.

La culture des prairies exigeant moins de façons quecelle des champs, dans les pays d’herbages un plusgrand nombre d’habitans peuvent se consacrer auxarts industriels ; ils seront donc plus cultivés dansces pays-là que dans les pays à blé. C’est ce qui sevoit dans la ci-devant Normandie, dans la Flandre,en Hollande.

lages et campagnes était en France (dans ses anciennes limi-tes) de. 20 ,5ai,538 habitans.

et celle des villes et bourgs de. 5,709,270

En tout. 26,23o,8o8 habitans.

D’après le principe établi ici, et en supposant le relevéd’Arthur Young exact, on voit que l’ancienne France, si elleavait uîie population qui allât seulement an double de sescultivateurs, aurait 41 millions d’habitans , et qu’elle en au-rait au delà de 60 millions si les productions de son industrieégalaient celles de la Grande-Bretagne.

Les voyageurs remarquent que les grandes routes enFrance ne sont pas aussi fréquentées que l’on devrait l’atten-dre d’un pays si favorisé de la nature. Cela tient évidemmenta u petit nombre et au peu d’étendue de ses villes. Ce sont lescommunications de ville à ville qui peuplent les grandesroutes, et non les habitans des campagnes qui ne circulentguère que de leurs chaumières à leurs cbamps.