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Tome second.
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1)E LA DISTRIBUTION DES RICHESSES. • l6,>

Depuis l’invasion des barbares dans l’empire romainjusqu’au 17 e siècle , c’est-à-dire, jusqu’à des temps oùnous touchons encore, les villes ont eu un faible éclatdans tous les grands états de l’Europe. La portion dela population qu’on estime être nourrie par les culti-vateurs , ne se composait pas alors principalement demanufacturiers et de négocians, mais de nobles en-toures d’une suite nombreuse , de gens d’église etd autres oisifs qui habitaient les châteaux avec leursdépendances, les abbayes,les couvens, et fort peudans des villes. Les produits des manufactures et ducommerce se bornaient à très-peu de chose ; les manu-facturiers étaient des artisans de chaumière, les négo-cians des porte-balles ; quelques outils fort simples,des meubles et des ustensiles imparfaits suffisaient auxbesoins de la culture et de la vie ordinaire. Trois ouquatre foires par année , fournissaient des produits unpeu plus recherchés qui nous paraîtraient bien misé-rables 5 et si l’on tirait de loin en loin des villes com-merçantes d’Italie ou de chez les grecs de Constanti-nople , quelques meubles, quelques étoffes, quelquesbijoux de prix, c’était une magnificence grande etrare, réservée seulement aux plus riches seigneurs etaux princes.

Dans cet ordre de choses, les villes devaient faireune pauvre figure. Aussi tout ce qu’on voit de magni-fique dans les nôtres est-il très-moderne ; parmi toutesles villes de France il serait impossible de trouver un