1^3 LIVRE III, CHAPITRE I.
Tout ce qui est produit est tôt ou tard consomme.
Les produits n ont même êtê produits que pour êtreconsommes ; et lorsqu’un produit est parvenu aupoint de pouvoir subir sa destinée et que sa consom-mation se diffère, c’est une valeur qui chôme ; orcomme toute valeur peut être employée à usage decapital et rapporter un profit à son possesseur , toutproduit qui ne se consomme pas occasionne uneperte égale au profit, ou si l’on veut à l’intérêt querapporterait sa valeur (i).
Tous les produits étant voués à la consommation,et même à la plus prompte consommation, comment,dira-t-on, se font les accumulations de capitaux quine sont que des accumulations de valeurs produites ? ♦
Le voici : ,
Pour qu’une valeur s’accumule , il n'est pas néces-
( 1 ) Les valeurs qui ne se consomment pas tôt ou tard,sont peu importantes ; de ce nombre sont les provisions quise gâtent, les produits détruits par accident et ceux qui ces-sent d’être en usage, et dont la valeur se dissipe sans avoirété employée, parce que le besoin qui fondait leur valeur acessé. Les valeurs enfouies ou cachées ne sont ordinairementsoustraites à la consommation que pour un temps; elles seretrouvent, et celui qui les trouve est toujours intéressé à entirer parti : pour cela il faut les consommer. Il n’y a, dans cevas, de perdu que le profit qu’elles auraient pu rendre durant1 espace de temps perdu , profit dont l’intérêt de la sommedonne la mesure.
On en peut dire autant des petites valeurs mises successi—