DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. loi
blir mon capital dans son intégrité, et pour payer lesfrais de la transmutation. Que si la valeur du produita été de cent trente francs, alors il a non-seulementrétabli le capital, payé les frais de production, maisencore donne un produit net de dix francs (i).
On peut remarquer ici que la consommation im*productive, celle qui n’a d’autre résultat que de pro-curer une jouissance , n’exige aucune habileté. Sanstalent, sans peine, sans travail, on peut manger debons morceaux, ou se parer d’un bel habit ; tandis
substances qu elle cuit une valeur supérieure a la valeur ducombustible brûlé : (c’est l’image de la consommation repro-ductive).
Un combustible qu’on brûle pour chauffer , et qui nechauffe pas ou qui chauffe mal, ou bien qu’on brûle pourdonner une valeur additionnelle à une denrée et qui n edonne pas, ou qui donne une valeur inférieure à la valeurconsumée, présente l’image d’une consommation mal en-tendue.
(1) Ce produit net, s’il est ajouté aux consommations re-productives , est une addition à la masse des capitaux, desrichesses de la société. Il est aussi réel, soit pour le produc-teur , soit pour la société, que celui que les économistes at-tribuaient à l’agriculture exclusivement. Qui empêche le com-merce et les manufactures de créer plus de valeurs qu’ils n’enconsomment ? Si le produit net est fondé sur le concours gra-tuit des agens naturels, ces deux industries employent, ellesaussi, des agens naturels. Les profits capitaux tout entiersne sont-ils pas un produit net?