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Tome second.
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182 LIVRE III, CHAPITRE 2.

que dans la consommation reproductive, non-seule-ment il ne resuite aucune jouissance immédiate decette consommation , mais elle exige l’emploi d’untravail éclaire qui, dans tout le cours de cet ouvrage,a été nomme industrie. Quand celui qui possède lavaleur a consommer est dépourvu d’industrie, s’il nesait comment s’y prendre pour consommer reproduc-tivement cette valeur, et si pourtant il veut qu’ellesoit consommée ainsi, il la prête à une personne plusindustrieuse : le résultat général est le même ; etc’est, comme on voit, épargner sur ses revenus pourajouter à ses capitaux placés.

Comme la même valeur ne peut servir deux fois,celle qui est consommée par l’industrie, et de laquellerésulte une reproduction, ne sert à procurer aucunejouissance, à satisfaire aucun besoin. Quoi, dira-t-on,le salaire paye a un ouvrier ne sert-il pas a la satis-faction de ses besoins , a sa nourriture, et n'est-ilpas dépensé par lui improductivement? Non ; il fautprendre garde que la consommation reproductive quia eu lieu dans ce cas, n’est point le repas que l’ou-vrier doit à son salaire. Pour reproduire qu’a-t-onconsommé ? Le travail de l’ouvrier. L’ouvrier enéchange de son salaire a donné une denrée, et cettedenrée était son travail. Cette denrée a été consom-mée reproductivement comme la matière premièrequi était l’objet, de cette industrie, comme 1 interetdu capital. Ensuite le salaire que l’ouvrier a obtenu