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Tome second.
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186 LIVRE III, CHAPITRE 1 .

va servir à d’autres , de même qu’une voiture de placeque nous avons louée en passant. Ce qui est essentiel,c’est la consommation du meuble que nous avons achetéavec notre blé ; c’est la consommation de la valeur denotre blé sous la forme d’un meuble ; c’est cette con-sommation qui diminue notre avoir de tout le mon-tant de la valeur détruite dans cette consommation.

Rien n’est plus commun que d’entendre dire : F ar-gent qui se dépense n’est pas perdu : il reste dans lepays ; donc le pays n’est pas plus pauvre par les dé-penses qu’on yfait. Le pays en effet n’a rien perdu dela valeur de l’argent qui s’y trouvait, mais la choseachetée avec une somme d’argent, cent choses ache-tées successivement avec la même somme , ont étéconsommées, et leur valeur détruite.

Il est donc bien superflu, j’ai presque dit puéril,de vouloir, pour conserver les richesses d’un pays,retenir son numéraire. Ce qui diminue les richessesd’un pays ce sont ses consommations, et non pas lenuméraire qui franchit ses frontières, et qui en géné-ral ne sort pas sans faire rentrer une valeur équi-valente.