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Tome second.
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UE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 191

neurs eux-mêmes, des créanciers de l’entreprise etde la société en général.

Heureusement que l’intérêt personnel est, dans laplupart des cas, le premier et le plus vivement affectéde ces pertes. C’est ainsi que la douleur avertit nosmembres des lésions dont il faut qu’ils se garantissent.Si le producteur maladroit n’était pas le premier punides pertes dont il est l’auteur, nous verrions bien plussouvent encore risquer de fausses spéculations. Unmauvais spéculateur est aussi fatal à la prospérité gé-nérale qu’un dissipateur. Un négociant qui dépensecinquante mille francs pour en gagner trente, et unhomme du grand monde qui dépense vingt millefrancs en chevaux, en maîtresses , en festins, en bou-gies, font, relativement à leur propre fortune, et à larichesse de la société, un métier tout pareil, au plaisirprès que le dernier a peut-êti’e plus que l’autre (1).

Dispensé par les considérations qui sont la matièredu premier Livre , de m’étendre davantage sui lesconsommations reproductives, je dirigerai, dans cequi va suivre, l’attention du lecteur sur les consom-

(1) Comme il est difficile et même peut-être impossibled’évaluer, avec une tolérable exactitude, les valeurs consom-mées et les valeurs produites, un particulier ne sait guère si safortune est augmentée ou diminuée , que par des inventairesde tout ce qu’il possède. Ceux qui ont de l’ordre en font régu-lièrement ; et même les lois obligent les personnes qui sontdans le commerce à en faire tous les ans. Un entrepreneur