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Tome second.
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11)0 LIVRE III, CHAPITRE 3.

celle qu’on fait des services industriels et des matièrespremières. Un agriculteur, un manufacturier, unnégociant, qui avec un capital, ou une terre de centnulle francs, trouvent lp moyen de faire autant daf-faires et d’obtenir autant de produits qu’un autre en-trepreneur avec 1 5o mille francs, épargne le servicede 5o mille francs de valeurs capitales ou foncières.

Toutes ces épargnes, au bout de peu de temps ,tournent en général au profit de la société ; elles di-minuent les frais de production ; et la concurrence desproducteurs fait ensuite baisser, au niveau de ces frais,le prix des produits a mesure que les économies de-viennent plus connues, et dun usage plus général.Mais aussi, et par cette raison même , ceux qui nesavent pas user aussi économiquement que les autres,des moyens de production, perdent où les autres ga-gnent. Que de manufacturiers se sont ruinés parcequ’ils ne savaient travailler qu a grands frais dans desbàtimens fastueux, et avec des outils trop multipliesou trop chers ; et par conséquent avec des capitauxtrop considérables !

On en peut dire autant de l’entrepreneur, qui poursa dépense personnelle, consomme plus que la naturede son entreprise ne rapporte communément pour lesprofits d’une telle industrie. U faut bien alors que cesconsommations trop fortes soient prises sur les capi-taux de l’entreprise qu’elles altèrent graduellement etprogressivement, au grand préjudice des entrepre-