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Tome second.
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DE DA. CONSOMMATION DES RICHESSES. I<)5la demande des toileries ou de toute autre. Quiconqueexhorte à consommer tel produit, afin d’en encoura-ger la production, ne fait donc autre chose que dirigerles besoins vers un genre de production au préjudiced'un autre. Du reste la demande en général, et parconséquent 1 encouragement,étaient ouverts dès l'ins-tant que le produit avec lequel on a acheté étaitcréé.

Si 1 on dit que le consommateur des soieries n’au-rait rien consommé à la place, on se trompe. A moinsd enfouir sou argent, il aurait acheté quelque autreobjet de consommation pour lui-même ou pour safamille ; eût-il placé la somme, elle aurait servi tou-jours à acheter quelque chose , puisqu’un capital nepeut servir que lorsqu’il se consomme ; eut-il enfouil’argent, la consommation de cette valeur eût pu êtreretardée, mais elle aurait finalement eu lieu lorsque1 argent aurait revu la lumière.

Il faut, comme on voit, retrancher de la questionl’encouragement donné par la consommation à la pro-duction , puisque de toute manière cet encourage-ment a lieu sous une forme ou sous une autre (i). flne reste donc à considérer dans la consommation im-

( v ) Cet encouragement est développé ailleurs (Livre I,cliap. i5). On a vu là que le seul cas où la demande desproduits est augmentée, est le cas où la production elle-mêmeest augmentée, parce qu’on n achète en réalité un produit