Band 
Tome second.
Seite
196
JPEG-Download
 

ig6 LIVRE III, CI1A.PITRE 4-

productive, que le plus ou le moins de satisfactionqui résulte de la consommation elle-même, et c’est 'acet examen que nous soumettrons , # dans ce chapitre,les consommations improductives quelles qu’ellessoient, et ensuite en particulier les consommationsprivées et les consommations publiques. U ne s’agitplus que de comparer la perte qui résulte pour le con-sommateur , de sa consommation, avec la satisfactionqui lui en revient. Du jugement sain ou faux qui ap-précie cette perte et la compare avec cette satisfac-tion , découlent les consommations bien ou mal en-tendues, c’est-'a-dire ce qui, après la production réelledes richesses , influe le plus puissamment sur le bon-heur ou le malheur des familles et des nations.

Sous ce rapport les consommations les mieux en-tendues seront :

i°. Celles qui satisfont des besoins réels. Par be-soins réels, j’entends ceux à la satisfaction desquelstiennent notre existence, notre santé et le contente-ment de la plupart des hommes : ils sont opposés àceux qui proviennent d’une sensualité recherchée, del’opinion et du caprice. Ainsi les consommations d’unenation seront, en général, bien entendues, si l’on y

qu avec un autre produit. Or la consommation improduc-tive., dont il est question dans ce chapitre, n’augmente en rienla production qui a déjà eu lieu, n i par conséquent la demandequi peut etre faite des produits en général.