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Tome second.
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I)F- LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 211donne qu’à charge de revanche ; tandis qu’une per-sonne économe donne toujours gratuitement, parcequ’elle ne donne que ce dont elle peut disposer. Elleest riche avec une fortune médiocre, au lieu quel’avare et le prodigue sont pauvres avec de grandsbiens.

Le désordre exclut l’économie. Il marche au hasard,un bandeau sur les yeux, au travers des richesses ;tantôt d a sous la main ce qu’il désire le plus et s’enpasse faute de l’apercevoir ; tantôt il saisit et dévorece qu il lui importe de conserver. Il est perpétuelle-ment domine par les événeinens : ou il ne les pré-voit pas, ou il n’est pas libre de s’y soustraire. Jamaisil ne sait où il est, ni quel parti il faut prendre.

Une maison où l’ordre ne règne pas, devient laproie de tout le monde ; elle se ruine, même avecdes agens fidèles ; elle se ruine même avec de la par-cimonie. Elle est exposée à une foule de petites pertesqui se renouvellent à chaque instant sous toutes lesformes, et pour les causes les plus méprisables (i).

(i) Je me souviens qu’étant à la campagne , j’eus un exem-ple de ces petites pertes qu’un ménage est exposé à supporterpar sa négligence. Faute d’un loquet de peu de valeur , laporte d’une basse-cour qui donnait sur les champs, se trou-vait souvent ouverte. Chaque personne qui sortait, tirait laporte, mais n’ayant aucun moyen extérieur de la fermer , laporte restait battante ; plusieurs animaux de basse-couravaient été perdus de cette manière. Un jour un jeune et beau