1)E J.A CONSOMMATION DES RICHESSES. 2 17faction de besoins très-réels. Sous ce rapport ellepeut balancer le mal qui résulte toujours d’une des-truction de valeurs; mais qui balancera le mal d’uneconsommation qui n’a point pour objet la satisfactionde biens réels ? d une dépense qui n’a pour objet quecette dépense meme ? d’une destruction de valeur quine se propose d’autre but que cette destruction ?
Elle procure, dites-vous, des bénéfices aux pro-ducteurs des objets consommés ?
Mais la dépense du riche que vous regardez icicomme la source des bénéfices des producteurs, estelle-meine fondée sur ses revenus, sur les productionsdans lesquelles il entre en partage, ou comme chefd’entreprise, ou comme capitaliste , ou comme pro-priétaire foncier. Elle est toujours égale par consé-quent à ses revenus, soit qu’elle s’en aille en futilitésou en consommations bien entendues, ou meme enconsommations reproductives. D’où il suit :
1°. Que l’encouragement donné à un genre de pro-duction par les dépenses fastueuses, est nécessaire-ment ravi à un autre genre de production ;
2 °. Que l’encouragement qui résulte de cette dé-pense ne peut s’accroître que dans le cas seulementoù le revenu des consommateurs s’augmente ; or onsait qu’il ne s’augmente pas par des dépenses deluxe, mais par des dépenses reproductives.
Dans quelle erreur ne sont donc pas tombés ceuxqui, voyant en gros que la production égale toujours