DE LA CONSOMMATION DES JUCIIESSES. 2iget les riches se sont empressés d’adopter un systèmequi représente leur ostentation comme une vertu, etleurs jouissances comme des bienfaits (i).
Mais les progrès de l’Économie politique, en fesantconnaître les véritables sources de la richesse , lesmoyens de la production, et les résultats de la con-sommation, feront tomber pour jamais ce prestige.La vanité pourra se glorifier de ses vaines dépenses ;elle sera le mépris du sage à cause de ses consé-quences , comme elle l’était déjà par ses motifs.
Ce que le raisonnement démontre est confirmé par1 expérience. La misère marche toujours K la suite duluxe. Un riche fastueux emploie en bijoux de prix ,en repas somptueux, en hôtels magnifiques, en chiens,en chevaux, en maîtresses, des valeurs qui, placéesproductivement,auraient acheté des vêtemeus chauds,des mets nourrissans, des meubles commodes a unefoule de gens laborieux condamnés par lui à demeurer
de s’instruire au moins de leurs principes généraux ; et plusleurs pensées se rapprochent de la -vérité, plus elles brillentd’un éclat durable.
(î) La République a bien affaireDe gens qui ne dépensent rien !
Je ne sais d'homme nécessaireQue celui dont le luxe épand beaucoup de bien.
La Fostawe : Avantage de la Science.
« Si les riches ne dépensent pas beaucoup, les pauvres» mourront de faim ». Montesquieu , Esp. des Lois, Liy. VII,chap. 4.