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Tome second.
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DE LA CONSOMMATION DES RICHESSES. 2j};V

priétaire ; il n’est qu’administrateur de la fortune pu-blique (i).

Que doit-on penser dès lors des principes proposespar plusieurs auteurs qui ont voulu établir que lesfortunes particulières et la fortune publique étaientde natures fort différentes ; que la fortune d’un parti-culier se grossissait a la vérité par l’épargne, mais quela fortune publique recevait, au contraire , son ac-croissement de 1 augmentation des consommations; etqui ont tire de là cette dangereuse et fausse consé-quence, que les réglés qui servent à l’administrationdune fortune privée , et celles qui doivent diriger1 administration des deniers publics, non-seulementdiffèrent entre elles, mais se trouvent souvent direc-tement opposées.

Si de tels principes ne se montraient que dans leslivres, et n’étaient jamais mis en pratique , on pour-rait s’en consoler, et les envoyer avec indifférencegrossir l’immense amas des erreurs imprimées ; maiscombien ne doit-on pas gémir sur l’humanité lorsqu’onles voit professées par des hommes éminens en digni-tés, en talens, en instruction: que dis-je? lorsqu’onles voit réduits en pratique par ceux qui sont armésdu pouvoir, et qui peuvent prêter à l’erreur et au

( 1 ) L’usurpation est un fait et non pas un droit ; autrementun voleur assez adroit ou assez fort pour s’emparer du biend’autrui, devenu le plus faible, et saisi, serait néanmoinspropriétaire légitime, et dispensé de la restitution.