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Tome second.
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232 UÏP.I III, CHAPITRE G.

ment comme un particulier font des consommationsdesquelles il doive résulter une production de valeursupérieure à la valeur consommée, ils exercent uneindustrie productive; si la valeur consommée n’a laisséaucun produit, c'est une valeur perdue pour l’uncomme pour l’autre ; mais qui en se dissipant a fortbien pu rendre le service qu’on en attendait. Les mu-nitions de guerre et de bouche, le temps et les tra-vaux des fonctionnaires civils et militaires qui ontservi à la défense de l’état, n’existent plus, quoiqueayant ete parfaitement bien employés ; il en est deces choses comme des denrées et des services qu’unefamille a employés pour son usage. Cet emploi n'aprésente aucun avantage autre que la satisfactiond’un besoin ; si le besoin n’existait pas, la consom-mation , la dépense , n’ont plus été qu’un mal sanscompensation. Il en est de même des consomma-tions de l’état : consommer pour consommer, dé-penser par système , réclamer un service pour l’avan-tage de lui accorder un salaire , anéantir une chosepour avoir occasion de la payer, est une extravagancede la part d'un gouvernement comme de la part d’unparticulier, dans un petit état comme dans un grand,dans une république comme dans une monarchie. Ungouvernement dissipateur est même bien plus cou-pable qu’un particulier qui prodigue follement sonbien : celui-ci consomme des produits qui lui appar-tiennent , tandis qu’un gouvernement n’est pas pro-